Débats et Controverses

La table-ronde intitulée « Qu’est-ce qu’un bon juge européen ? » a porté sur la question, apparemment pointue, mais hautement sensible, des conditions de nomination des juges dans les cours européennes (Cour de justice de l’Union européenne, Cour européennes des droits de l’homme). Cela a été l’occasion de se pencher sur l’importance juridique et politique de ces deux cours mais aussi de s’interroger sur celles et ceux qui sont aujourd’hui choisis pour incarner la justice européenne à Luxembourg comme à Strasbourg. Il y a également eu un débat sur la singularité de la procédure et de la politique française en la matière comme des principaux points de débat et d’amélioration.

 

Ces questions et bien d’autres ont été débattues avec Jean-MarcSauvé, ancien vice-président du Conseil d’Etat qui a présidé le « comité 255 » chargé de donner un avis sur les candidatures proposées pour la Cour de justice de l’UE ; Mitch Lasser, professeur à la Law School de Cornell University qui vient de publier un important ouvrage sur ce thème chez Oxford University Press : Judicial disappointments. Judicial Appointments Reform and the Rise of Judicial Independence (2021), ainsi que Laurence Burgorgue-Larsen, professeure de droit à l’Université Paris 1-Sorbonne et Loïc Azoulai, professeur de droit à Sciences Po Paris, qui ont tous deux une expérience directe de la justice européenne.


VERS UNE UNION SANS CESSE PLUS VERTE. GREENING OU GREENWASHING ?
 
Lundi 9 janvier de 17H à 19H

Salle 6

Centre Panthéon, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
12, place du Panthéon 75005 Paris
 
 
Ces dernières années, le greening (ou verdissement) s’est imposé comme un mot d’ordre transversal de la politique européenne. S’il s’inscrit dans l’histoire déjà longue des politiques environnementales à l’échelle de l’Union, le greening place désormais la question de la bifurcation au cœur de ses politiques et de ses institutions clés, qu’il s’agisse de la PAC bien sûr mais aussi du Semestre européen, de la politique monétaire ou des grands plans d’investissement à fléchage vert. Mais ce faisant, il en porte aussi la marque reproduisant certaines des lignes de pente du gouvernement de l’Union : préférence pour une logique d’indicateurs, choix d’une écologie articulée aux logiques de marché (« marché carbone », etc.), recours privilégié aux « indépendantes » (Commission, BCE, Cour de justice, etc.) et aux cabinets de conseil, etc. Ce débat qui réunit des économistes, politistes, et juristes, permettra d’interroger les dynamiques, les ambivalences et les tensions qui naissent ainsi autour de la prise en charge européenne des enjeux de la bifurcation écologique.
 
Discussion animée par Karim FERTIKH (Université de Strasbourg) et Antoine VAUCHEZ (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonnne)
 
Avec la participation de :
 

Matthieu ANSALONI, chercheur associé, Laboratoire des sciences sociales du politique, Sciences Po Toulouse

Estelle BROSSET, professeure de droit public, Université Aix Marseille

Jézabel COUPPEY, maîtresse de conférence en économie, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, et conseillère scientifique à l'Institut Veblen

Philippe POCHET, professeur de science politique, Université Libre de Bruxelles et directeur de l'Institut syndical européen à Bruxelles

Andy SMITH, directeur de recherche au CNRS, Centre Emile Durkheim, Sciences Po Bordeaux